Fisel Migration

Sans trop en causer, parfois on se croit posé,
Bien calé, bien rodé, dans un tempo qu’on connaît par cœur
Chaque bémol à la clé, on sait l’anticiper,
Comme la partoch’ d’un festoch’, qu’un big band de briscards peut jouer, fastoch’
Nous c’est nous, et on finit par en être fier.
Mais voilà, y a la vie, c’t anarchie, qui de notre air pépère se fout.
Elle bouscule sans scrupule, coupe à l’atout, et tout est à refaire.
Le temps d’une virgule : nouvelle donne, nouvelles cartes, bulle éclatée, terre écartées, valets ou fous, qui c’est qui sait ?….
Déboussolés les p’tits béliers.
Cent fois sur le métier, toujours se réinventer, rebondir. On peut se coucher ou demander à voir : la liberté née d’une contrainte, c’est aussi cela l’art.
Qui veut encore parier sur les complaintes de nos contrées ?
Peut-être il nous faudra migrer, essaimer et s’interroger ; trouver de nouveaux passeurs, en étant témoins du passage.
Mais ne jamais rester sage ! Désobéir, chercher la transe, toujours. La ronde doit toujours tourner, c’est notre gage et notre rage, et notre lañs tant notre lance.
Hucher, le corps en sueur, joie des visages force des cœurs, et d’un terroir…
ses grandeurs, ses décadences,
tout ça dans : 1, 2, 3, 4 et 5 fiers petits pas de danse.

BBBBBB